Koyaanisqatsi

Entre contemplation et contestation, on assiste à un spectacle vaste et minuscule, contrasté et harmonieux. Un spectacle d’autant plus rare qu’il a été réalisé en 1982. Ce n’est ni un film (au sens histoire romancé etc) ni réellement un documentaire, puisqu’il est loin d’être neutre. Et le plus dérangeant, si c’est votre première fois, pourrait être l’absence de commentaires qui permet une réflexion plus personnelle et une observation sans œillères. Le plus gros du travail de guide de la réflexion est fait sur le montage et l’utilisation intensive du time lapse. Ce film est le premier d’une trilogie sur le thème Hopis (peuple Amérindien du Groupe des Pueblos proche des Navajos et des Apaches), il s’inscrit dans une réflexion sur la société de surconsommation et l’envahissement de la technologie. Pour rester dans les détails techniques, il est à noter que la musique a été orchestrée par Philip Glass, qui signe un de ses premiers films, et qui suivra Godfrey Reggio sur cette trilogie.

Exploration du Time-Lapse

Exploration du Time-Lapse

Koyaanisqatsi

N’espérez pas vous trouver époustouflé par la beauté des paysages, n’espérez pas des dialogues saisissants ou des explosions démentielles. La poésie se trouve dans la composition, ou dans la décomposition de la société américaine. Du point de vue actuel, on remarque que cette société n’a pas réellement changé, et ne s’est certainement pas améliorée.

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Mais reconcentrons nous sur les détails de la trilogie QATSI

  • Koyaanisqatsi (1982)
  • Powaqqatsi (1988)
  • Naqoyqatsi (2002)

Le réalisateur pour ces trois films est Godfrey Reggio et le compositeur est Phillip Glass (vous retrouverez des thèmes du Truman Show assez fréquemment). La trilogie évolue pour passer dans le tiers monde (dans le deuxième opus) et vers la technologie pour le 3eme. Si le thème environnemental est le fil rouge de la trilogie (souligné par l’utilisation de vocabulaire Hopsi), le rapport entre l’Homme et la Nature est la trame de l’argumentation du réalisateur.

La consommation de masse est au coeur du Film

La consommation de masse est au cœur du film

 

 

Dans le même genre vous avez :

  • « La 11eme Heure – Le Dernier Virage » (2007) de Leonard Di Caprio, qui défend la planète, avec tout un panel de Guest Stars.
  • « Baraka » (1992) de Ron Fricke, ancien collaborateur de Gordfrey Reggio, plus technique et peut être plus soignée que la trilogie, concernant un état global de l’environnement.
  • « Anima Mundi » (1991) de Godfrey Reggio, Court-métrage, réalisé pour la WWF, il fait un point sur l’état de la faune dans le monde.
  • « Notre Pain Quotidien » (2005) de Nikolaus Geyrhalter, observe l’industrie Agroalimentaire, dans ce qu’elle a de plus macabre. Il est à noter que ce documentaire n’inclut même pas de musique, ce qui rend encore plus froid la vision des abattoirs et autres automatisations industrielles.

Si ce film a réveillé votre conscience écologique et environnementale, je vous propose de jeter un coup d’œil au palmarès du Festival du film d’environnement (supporté par la région Ile De France !). Même si ce festival n’est qu’une façade d’un gouvernement hypocrite et corrompu ! Il a le mérite d’exister depuis 30 ans et d’avoir un historique consultable depuis 2004.

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A savoir qu’une remasterisation de la trilogie est disponible en BluRay chez Criterion.

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