Wurm Online

Wurm Online est un MMORPG unique créé par Rolf Janson et Markus Personn (Notch).

Le long des côtes d’un village

On y trouve une ambiance vue nulle part ailleurs. Lorsqu’il commence le jeu, le joueur se retrouve soudainement seul sur les bords d’un vaste continent sauvage, avec quelques outils et pas un rond, et face à une nature qu’il va devoir explorer pour dénicher un coin sympa où s’installer. Couper du bois, égaliser le terrain, se défendre des animaux sauvages, miner, pêcher, faire de la poterie, planter du blé, fabriquer une charrette à bœuf, construire…

cabane

Une cabane dans la forêt, ici avec une interface alternative

Mais contrairement à son descendant spirituel, Minecraft, le travail n’est pas facile dans Wurm. Étant donné que les joueurs ne se partagent que quelques serveurs, certes gigantesques mais créés à la main, le risque que tout soit urbanisé ou saccagé au bout de quelques semaines est trop grand. Ainsi, créer sa maison voire son petit village prend du temps et de l’effort : chaque mur, chaque outil, chaque mine demande réellement des heures d’investissement et de travail laborieux.

Certaines des plus grandes entreprises, comme un bateau par exemple, peuvent demander des semaines de travail le temps d’obtenir les matériaux nécessaire, de construire les nombreux éléments du navire et de les assembler. Les échecs sont nombreux et le grinding est nécessaire pour s’assurer de ne pas perdre 30 kg de métal extrait à la sueur de son front dans une tentative ratée de créer une enclume.

Comme tout se détériore avec le temps, à terme, une partie non négligeable d’une séance de jeu consiste à entretenir ses propriétés plutôt que de continuer à se développer, ce qui peut entraîner une certaine usure.

Ce navire de taille moyenne demande ainsi l’assemblage de près de 1000 éléments différents, pour un total de 1270 kg de bois au minimum.

Ce côté dur, impardonnable et laborieux est radicalement opposé au mouvement casual gaming actuel : dans Wurm, tout prend du temps, tout demande des efforts, tout demande de l’entretien et tout fini par disparaître s’il n’en reçoit pas ; transformer un coin de forêt vierge en hameau de ses rêves prendra des mois de travail acharné.

Mais quel plaisir quand on y arrive. Et surtout, quelle magie de voir émerger, dans un monde sauvage, une deuxième civilisation humaine : ici, les villages ne sont pas préconstruits. Chaque structure, chaque route, chaque village et chaque organisation est totalement organique, créée par des joueurs qui s’assemblent, discutent du développement de leur région, construisent des routes commerciales, ou à l’inverse s’isolent à des kilomètres du village le plus proche.

Des formes de commerce, là aussi naturelles, apparaissent : peut être qu’une fois votre bateau fini, vous allez proposer de transporter des ressources d’une ville à une autre. Peut être qu’avec un bon niveau de bûcheron, vous pourrez voyager de ville en ville en proposant vos services au plus offrant. Ou peut être allez vous rester chez vous et construire une grande auberge pour les voyageurs de passage.

C’est le plus grand intérêt du jeu à mon sens : la liberté est totale. On peut aussi bien fabriquer un hameau de pêcheurs qu’une cité fortifiée, se spécialiser dans la fabrication d’arcs ou dans l’élevage de poules. Le jeu dispose de quelques types de serveurs (un « pacifique », sans pvp, un avec une guerre de factions, et un plus scénarisé), mais sorti de là, tout est laissé à l’appréciation du joueur.

Si la qualité graphique est globalement basse, des efforts ont été faits dernièrement et permettent d’afficher un monde assez joli

S’il n’est pas exempt de défauts (le moteur de jeu est très… rigide, le commerce n’est pas encore parfaitement développé, certaines parties demandent de mettre la main à la poche, etc.), Wurm propose une expérience jamais vécue, et dont la grandeur n’est que partiellement reproduite par Minecraft, où tout est comparativement trop facile. Naviguer dans une barque le long d’une côté inconnue dans l’espoir de trouver une crique sympa où fonder son hameau, seul ou avec des amis, est quelque chose que l’on a peu l’occasion de vivre désormais.

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